Le Journal du Vin


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Beaujolais

Le vignoble du Beaujolais se trouve entre Lyon et Mâcon, dans le nord du département du Rhône et dans quelques villages du département de Saône-et-Loire, au pied des monts du Beaujolais et en continuité avec le vignoble du Mâconnais. Il s’étend sur environ 23 000 hectares. Il est légalement rattaché au vignoble de Bourgogne par ses pratiques commerciales.


Un relief très vallonné

Il est installé sur des sols granitiques au nord et calcaires au sud et produit surtout du vin rouge à partir du gamay. Il comprend 12 AOC, deux appellations régionales et quelques appellations locales.
Le climat du Beaujolais est continental avec des hivers froids et peu arrosés et un risque de gel au printemps. Il est toutefois tempéré grâce à la Saône. De plus, les vents d’ouest peuvent assécher l’atmosphère et favoriser la maturité du raisin. L’ensoleillement en été est important. Ces avantages climatiques avec un relief vallonné aux coteaux relativement élevés caractérisent cette région aux microclimats variés. Ceux-ci sont dus à l’orientation des pentes, à la protection des reliefs, etc. où sont plantés les vignobles, généralement au sud - sud-est.


Le pays du vin nouveau

L’AOC Beaujolais, créée en 1937, couvre l’ensemble du vignoble du Beaujolais. Le cépage en rouge est le gamay et en blanc (3% de la production), le chardonnay. D’autres cépages - sans excéder 15% - peuvent être utilisés accessoirement, comme le pinot noir (appelé à disparaître), le pinot gris, ou l’aligoté. L’AOC Beaujolais-Villages (un peu plus de 5 000 hectares) recouvre le nord du vignoble du Beaujolais, jusqu’à la vallée du Nizerand.

Ces deux AOC produisent des vins primeurs (près de 16 000 hectares et 1/3 de la production) : les fameux Beaujolais nouveau et Beaujolais-Villages nouveau. La vinification beaujolaise opère une courte macération carbonique des grappes, d’environ quatre jours, ce qui donne un vin léger et peu tannique, aux arômes de baies rouges. Ces vins nouveaux, commercialisés partout dans le monde le troisième jeudi de novembre, sont à consommer dans l’année.


Dix appellations communales enclavées

Parmi ces appellations jugées plus qualitatives, l’AOC Brouilly, autour du mont du même nom, est la plus méridionale. Elle occupe 20% de la surface (environ 1 300 hectares). Ses vins peuvent se garder plusieurs années.
L’AOC Côtes de Brouilly, sur les pentes du mont Brouilly, possède les mêmes caractéristiques que la précédente.
L’AOC Chénas (plus de 200 hectares), autour de la commune du même nom sur des coteaux de granit, produit des vins aux arômes floraux qui gagnent en rondeur en vieillissant.
L’AOC Chiroubles, dans la partie nord - sablonneuse et granitique - est la plus élevée du Beaujolais, jusqu’à 500 mètres d’altitude. Elle donne des vins relativement puissants.
L’AOC Fleurie se trouve sur une aire de production très ancienne attestée dès le 10e siècle. Ses vins sont considérés comme les plus fins de la région.
L’AOC Juliénas est la plus septentrionale, recouvrant un peu moins de 600 hectares et donnant des vins très charpentés aux arômes complexes.
L’AOC Morgon (moins de 2 000 hectares) possède une exposition optimale au sud-est, à une dizaine de kilomètres de la Saône, ce qui favorise des microclimats. Elle produit des vins charpentés et puissants avec des arômes de fruits mûrs qui se rapprochent des vins de Bourgogne.
L’AOC Moulin à Vent (moins de 700 hectares) donne des vins fruités qui évoluent vers des notes musquées avec l’âge.
L’AOC Régnié, assez élevée, produit des vins généreux qui peuvent se garder environ cinq ans.
Enfin l’AOC Saint-Amour, sur un plateau au sud de la Saône-et-Loire, donne naissance à des vins très fruités.