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L’ugni blanc

L’ugni blanc est un cépage blanc tardif originaire d’Italie où il est connu sous le nom de Trebbiano et où il est à l’origine de sept appellations d’origine contrôlée ; mais c’est en France que ce cépage est le plus présent. Il aurait été apporté d’Italie par les papes d’Avignon au 14e siècle. Il recouvre en France une surface plantée de plus de 80 000 hectares, ce qui en fait le cépage blanc le plus cultivé ici. Il est surtout exploité dans les Charentes, le Cognaçais, et l’Armagnac où en plus de vins secs tranquilles, il est à l’origine des eaux-de-vie produites dans ces régions. On le trouve aussi dans le Midi et marginalement en Corse, où il est connu sous le nom de rossola. En Australie, il est appelé White Hermitage ou White Shiraz et sert surtout à la production de brandy et de vins d’assemblage. D’une manière générale, l’ugni blanc est utilisé en France comme cépage de complément, afin d’apporter plus d’acidité et relever des cépages trop souples. Il est fort rare de le trouver comme cépage unique. Il est peu parfumé (légères nuances de violette et touches balsamiques), mais très frais et tonique. Il apporte aussi du volume. On le retrouve par exemple associé au colombard dans le Sud-Ouest et en Côtes de Gascogne, ou bien à la clairette en Provence. En Italie, il est à l’origine de vins verts nerveux et frais à boire tout de suite. Son côté peu aromatique convient à la distillation des eaux-de-vie, car des vins trop parfumés leur donneraient un caractère déséquilibré après vieillissement.

Ses grosses grappes sont formées de baies rondes, de couleur jaune doré virant vers une couleur ambrée à maturité.